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Quelques Clés Pour Fonctionner En Bonne Intelligence émotionnelle Dans Son équipe

Quelques clés pour fonctionner en bonne intelligence émotionnelle dans son équipe

Les émotions existent même dans le monde de l’entreprise ! Développer son intelligence émotionnelle pour instaurer un climat émotionnel favorable aux échanges est un facteur essentiel de bien-être et de performance d’une équipe. Nous allons voir comment.

On n’y pense pas toujours, mais le manager et ses collaborateurs sont avant tout des êtres humains ! Comme tous les êtres humains, ils sont doués de raison et d’émotions, n’en déplaise à Descartes. Dans le monde de l’entreprise, on a plutôt tendance à ignorer les émotions. Or les elles sont là ! Elles sont particulièrement visibles en cas de conflit et là, c’est le débordement, avec les conséquences néfastes que l’on connait.
Il est donc préférable de prendre conscience de leur existence et de savoir en faire bon usage, à la fois pour le bien-être de tous et aussi la performance de l’équipe.
Nous allons voir ensemble quelques clés pour fonctionner en bonne intelligence émotionnelle.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Emotion vient du latin emovere qui signifie émouvoir ou mettre en mouvement.

C’est en effet sous l’effet d’un déclencheur qu’est générée une émotion. Elle se manifeste alors de deux manières. Tout d’abord par une manifestation interne psychologique et physiologique, une sensation. Puis sous forme d’une manifestation externe, qui nous pousse au mouvement, à l’action. Une émotion est un phénomène éphémère, à distinguer des sentiments qui durent.  
En première approche on distingue 6 émotions primaires : la joie, la colère, la peur, le dégout, la tristesse et la surprise.
Pour la joie par exemple, un déclencheur peut être la réussite d’un projet, la manifestation interne sera un sourire, une sensation agréable de bien-être, et la manifestation externe, pourra être l’envie de partager la réussite de ce projet avec ses collaborateurs.

Des émotions fortes vont ancrer fortement un souvenir dans notre mémoire, stimuler la créativité, favoriser une communication efficace et, là où les attend le moins, nous pousser à faire des choix, au-delà de nos raisonnements logiques. Les émotions interviennent donc à de nombreux moments de notre vie professionnelle.

Le principe sous-jacent du mécanisme de génération des émotions est en fait l’existence d’un besoin fondamental à satisfaire. Si ce besoin est satisfait, les émotions sont « positives », la joie notamment. Si ce besoin n’est pas satisfait, les émotions seront « négatives ». Par exemple, dans l’environnement professionnel, la reconnaissance est un besoin plutôt universel. Si votre besoin de reconnaissance n’est pas satisfait (le manager ne fait aucun feed-back, ou un feed-back négatif) alors que vous venez de réaliser une action dont vous êtes fier, vous éprouverez une émotion « négative », colère ou tristesse (selon votre niveau d’énergie). Si au contraire le manager manifeste de la reconnaissance, alors l’émotion sera de type positif, de la joie en l’occurrence. Derrière ce mécanisme, se loge aussi celui de la motivation, vous l’aurez bien compris.

Développer son intelligence émotionnelle, pour soi et pour les autres

En psychologie, la notion d’intelligence émotionnelle a été introduite pour la première fois en 1990 par les américains Peter Salovey et John Mayer pour qualifier notre capacité à comprendre et analyser nos émotions et celles des autres. C’est la première fois aussi que l’on introduisait un autre type d’intelligence que celle liée au QI et à la logique pure. Dans le management, c’est le psychologue Ilios Kotsou qui publie en 2008 un premier ouvrage sur ce sujet, suivi en 2010 par Daniel Goleman. Ils mettent en avant que, comme dans la sphère privée, le manager éprouve des émotions, détecte des émotions chez ses collaborateurs et induit des émotions. C’est le travail autour de ces 3 dimensions qui constitue l’intelligence émotionnelle.
Pour un manager, cela signifie donc renforcer la gestion de ses propres émotions et développer la compréhension et la gestion des émotions des autres.


Au niveau personnel, cela signifie avoir conscience de son propre état émotionnel, est-ce qu’on est « pas assez », est-ce que l’on est « juste bien », est-ce que l’on est « trop », en excès ? En fonction de ce résultat, il conviendra d’entreprendre une démarche d’amélioration si l’on trouve que l’on n’exprime « pas assez » ou que l’on exprime « trop » ses émotions.
C’est là où un coach peut par exemple intervenir.

Au niveau interpersonnel, développer son intelligence émotionnelle c’est : avoir conscience de l’état émotionnel des autres, instaurer un climat émotionnel favorable aux échanges et le cas échéant, gérer les débordements émotionnels liés aux conflits.

C’est l’empathie qui nous rend capable de comprendre les émotions des autres. Et nous sommes tous équipés pour l’empathie grâce à nos neurones miroirs qui nous permettent d’entrer en communication avec les autres, en commençant par regarder ses interlocuteurs.

Dans le management, l’outil essentiel qui en découle est l’écoute active et plus précisément l’écoute empathique active qui se pratique en 3 temps : laisser parler l’autre, le faire parler en utilisant notamment les questions ouvertes, relancer en donnant un feed-back positif de notre compréhension.

Un autre outil important pour le manager est d’instaurer un climat émotionnel favorable aux échanges. Cela signifie privilégier les émotions positives (et bannir les manifestations d’émotions négatives), veiller à un temps de parole équitable entre les uns et les autres, et encourager l’écoute active entre collaborateurs.

Enfin le cas échéant, si malgré les bonnes pratiques managériales le conflit se produit, il convient de le gérer pour éviter les excès. Le conflit est finalement un désaccord chargé d’un brouillage émotionnel négatif. Il y a donc un ou des besoins non satisfaits sous-jacents qu’il convient d’identifier et de mettre en lumière en organisant une rencontre entre les parties prenantes. C’est un autre sujet …

Vous l’aurez compris, nous n’avons fait ici que survoler ces fondamentaux liés aux émotions et à l’intelligence émotionnelle dans le management.
Mettre en place de bonnes pratiques basées sur l’écoute active et la mise en place d’un climat émotionnel favorable aux échanges est une démarche managériale qui se construit. Nous sommes à votre disposition pour échanger sur ce sujet.

Isabelle Napolitano

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